Dealers d’un autre genre

Décidément le ridicule ne tue pas comme dit l’adage.

Le pouvoir algérien dans sa volonté d’obéir aux islamistes pour les fêtes de fin d’année, a décidé de ce que les citoyens mettront dans leurs assiettes et leurs verres.

Nous avons pu constaté dans toutes les rues d’Algérie des chaines sans fin devant les pâtisseries pour acheter des bûches qui pourtant sont invisibles dans les présentoirs et pour cause, les pressions exercées par les barbus islamistes sur la société pour renoncer à toute pratique de la vie qui puisse la situer dans la modernité, se sentir pour un soir citoyen de cette planète au même titre que n’importe qui à travers le monde.

L’état algérien a donc fabriqué des dealers d’un nouveau genre, en effet de « courageux » pâtissiers, plutôt que de céder aux injonctions des barbus islamistes de renoncer à la vente de la traditionnelle bûche, ils les ont simplement vendu sous le manteau comme cela se passe pour d’autres marchandises qui viendraient à manquer, d’autant que les algériens ont de l’expérience, cela fait plus de 40 ans que cela se passe ainsi, l’Algérie est experte à tous les niveau dans le clientélisme.
Nous avons donc droit à  des scènes surréalistes, dans les pâtisseries, aucune bûche dans les présentoirs, des employés qui font le va-et-vient dans les arrières boutiques pour satisfaire secrètement certains clients apeurés et tremblotant comme des drogués en manque délivrés par leurs dealers.

Par un tour de passe-passe on perpétue un système que les algériens dénoncent et que pourtant ils pratiquent à « l’insu » de leur plein gré, tout le monde est content, le commerçant qui décide du prix de la marchandise qui est « interdite » à la vente, le client qui va réjouir toute sa famille et les convives, les agents de l’ordre ont probablement leur part du gâteau, c’est comme ça que se passe dans mon pays le plus beau.

Quant à moi, j’ai la « chance » de vivre dans un pays où l’on peut agrémenter n’importe quel repas d’une bonne bouteille de vin rouge musulman venu tout droit d’Algérie, il faut respecter les traditions, je ne suis pas un mécréant, je ne bois que les vins fabriqués dans mon pays.