Hôpitaux : suite sans fin

Dans les articles ici et encore j’avais déjà signalé les manques flagrants des structures hospitalières de notre pays, aujourd’hui est paru dans l’édition web de la dépêche de Kabylie, un article édifiant sur l’état de délabrement de nos hôpitaux sur l’ensemble du territoire.

La faute à qui ? Personne ou tout le monde comme on veut.

On entend ici ou là que nos médecins sont des commerçant, des voleurs, et je fais partie de ceux qui le pensent mais il y a une autre facette que nous refusons de voir.

Tout le monde se plaint que nos élites (médecins, professeurs, ingénieurs, etc…) fuient notre pays pour vendre leur compétences en Europe et souvent à bas prix d’ailleurs. Et pour cause ils ne sont pas reconnus chez nous, ils sont mal payés, mal équipés, mal logés et j’en passe…

En effet un professeur d’université est payé aux environ de 50 000 DA par mois (c’est certainement beaucoup penseront certains) mais  il ne commence sa carrière qu’à l’âge très « avancé » de 35 ans à cause des études souvent très longues, alors qu’à cet âge là, la plupart des gens de son âge ont déjà le logements, la voiture et la famille qui va avec rien qu’en vendant des voitures ou des légumes, je n’ai rien contre les maraichers c’est une profession honorable.

Mais 50 000 DA par mois c’est peu, c’est nous voulons que ces professeurs, ces médecins restent dans nos pays pour former la nouvelle génération et soigner nos bobos dans le futur, nos voisins tunisiens et marocains ont mieux compris ce problème et la fuite des cerveaux s’est ralenti  ces dernières années.

Quand je pense à l’argent perdu à jamais pour la construction de la grande mosquée d’Alger, rien qu’avec le budget de cette mosquée, il y a de quoi remettre tous les hôpitaux de la capitale à un niveau digne de ce que l’on peut attendre d’un établissement hospitalier pour un pays qui est indépendants depuis 48 ans et qui a plus de 100 milliards de dollars de réserve.