Akbou : Saturation du réseau Internet

Contrairement à ce qui avait été annoncé par le ministre de la Poste et des Télécommunications à plusieurs reprises, l’accès à Internet est loin d’être à la portée de tous, du moins dans la commune d’Akbou et des communes limitrophes. Pour preuve, l’agence Actel d’Akbou ne dispose, et ce depuis trois mois, d’aucune ligne de connexion pour les nouveaux clients, relevant territorialement de la commune d’Akbou pour d’une part, saturation des lignes Easy et Fawri et, d’autre part, pour non disponibilité des modems pour la connexion Anis (Djaweb) dont les lignes ne sont pas encore saturées. Dernièrement la même situation a été constatée dans la commune d’Ighzer Amokrane. Aussi les clients potentiels, faute de mieux, se rabattent sur les cyberspaces où une heure de connexion est fixée à 50 DA alors que 24 heures de connexion à domicile pour un débit de 512 M coûtent 60 DA. C’est dire que la multiplication de opérateurs et les prévisions erronées, lors de la répartition entre les communes, du réseau d’Algérie Télécom, pénalisent lourdement les citoyens qui ont de plus en plus recours à Internet comme moyen de communication. L’érosion du pourvoir d’achat ne fait que compliquer les choses.

Pour les nombreux villages et hameaux des communes d’Ighram, d’Ichalladen et de Tamokra, lesquels ne disposent pas encore de lignes téléphoniques câblées, la connexion relève tout bonnement de l’impossible pour la majorité écrasante de leur population. Le comble de ce désagrément est sans doute le cas du village Ighil Nacer dans la commune d’Ighram dont les quelque 2 500 habitants s’apprêtaient à se câbler sur la Toile et à profiter des merveilles de la technologie chez eux, vu qu’ils disposaient du téléphone depuis déjà un bon bout de temps.

Hélas ! Même la ligne téléphonique installée pour ce village en 1986 n’est plus fonctionnelle depuis bientôt deux années suite au vol des câbles téléphoniques, au niveau du lieu dit Iharqan, Algérie Télécom n’a pas jugé utile de les remplacer sous prétexte que le WLL est en service et que des prestations annexes de ce nouvel outil suivront incessamment, entre autres, Internet. Malheureusement rien n’a été fait et le seul cybercafé du village est fermé depuis.

Certes le mot pénurie ne nous est nullement étranger, mais quand la pénurie de choses virtuelles se mêle à celle de choses concrètes, l’absurde s’installe. Forcément.

B. Sadi (Dépêche de Kabylie)

Une Réponse à “Akbou : Saturation du réseau Internet”

Trackbacks

  •