Akbou / Tifrit :Courroucés par l’orientation : élèves et parents en sit-in

Pour les collégiens issus du village Tifrit, dans la commune d’Akbou, il n’y a pas eu de rentrée. Cela à l’instar de ces dernières années, précisément depuis la construction du CEM de Sidi Ali, à Akbou.

Depuis notamment cette date, ces collégiens sont éparpillés dans des CEM d’Akbou et leur rentrée est à chaque fois perturbée car réclamant à chaque fois aussi leur transfert au CEM Kadoum Malek (ex-CEM avec internat).  Pour cause collégiens, accompagnés de leur parents et des notables du village, ont observé un sit-in devant le CEM Kadoum puis dans l’enceinte de cet établissement.  Questionnés sur le pourquoi de leur rassemblement alors qu’ils devaient être sur les bancs des classes, ceux-ci nous répondirent de la même manière, presque en chœur : “Là où l’on nous a envoyés, il n’y a pas de demi-pension. Nous voulons étudier dans ce CEM ou dans un autre pourvu d’une cantine.  Nous demandons aussi le transport”. Ils étaient là à attendre la réaction escomptée de la tutelle. Tayeb, Yacine, Hakim, Ouissam, Lydia et compagnie et leurs parents, amers de par cette situation répétitive, nous disent camper sur leur position aussi longue que pourra être l’attente, et ce jusqu’à la réorientation de leurs enfants dans un CEM doté d’une demi-pension.  Décision prise lors de l’AG tenue au village le 11 de ce mois dans la soirée. L’objet de ladite réunion était essentiellement l’orientation de 85 élèves venus des écoles “Gaâzen Beklacem” et “Tiharkotine” vers les CEM “Mouloud Feraam” et “Sidi Ali” (ceux-ci maintenus). Les débats, ayant duré deux heures, faisaient ressortir notamment que cette “orientation indésirable a pour objectif la division, de sorte à imposer le CEM de Sidi Ali, tant contesté par les villageois de Tifrit”.  L’objectif de cette AG, tel que nous le lisons dans son P.V, est de répondre aux autorités qu’à Tifrit l’unité absolue et l’indivision priment et qu’il est exigé le maintien de ces collégiens dans leur totalité dans un même CEM, à savoir le CEM “Kaddoum Malek”, de manière à les faire bénéficier de la restauration.  Les parents contestataires exigent par ailleurs le ramassage scolaire de leurs enfants. Une copie du P.V a été adressée aussi bien aux autorités locales qu’aux directeurs des CEM sus-mentionnés, au wali de Béjaïa et à la directrice de l’Education de la wilaya. Pour la genèse de cette affaire, signalons que suite aux doléances précédentes remontant à des années le village Tifrit a bénéficié de l’inscription d’un CEM. Les travaux ont démarré mais enregistrent des arrêts et des ralentissements et sont de ce fait à la 1ère dalle.

Taos Yettou (Dépêche de Kabylie)