Akbou : La cité Belle Vue délaissée

Les difficultés des 25 propriétaires que compte la cité Belle Vue, située en face de la Voûte communale d’Akbou dans le”village Ighzer n’Tahriqt” que traverse l’oued du même nom, perdurent depuis bientôt 10 mois. Cet oued, égout à ciel ouvert, réplique miniature du grand oued El Harrach, le grand parent des oueds algériens, ne recevant jadis que les eaux pluviales, reçoit aujourd’hui toutes les eaux d’assainissement du quartier Sidi Ali qui compte, d’après le dernier recensement général de la population et de l’habitat, quelque 13 000 habitants. Il traverse bon nombre des quartiers situés dans la nouvelle ville d’Akbou. Avant qu’il ne déverse ses eaux puantes et infectes dans oued Soummam, il répand dans son sillage des émanations gazeuses nauséabondes et insupportables par les temps de grandes chaleurs tout comme il incommode les habitants des 17 villages de la commune d’Ighram qui prennent le transport public au niveau de l’arrêt qui y est situé. Les appartements de la cité Belle Vue ne sont pas encore raccordés aux réseaux de gaz et de l’électricité. Un des propriétaires, qui a préféré garder l’anonymat, nous a confié ceci : “La nuit, en plus des essaims de moustiques, avec leurs piqûres virulentes, qui envahissent nos chambres, nous craignons de sombrer dans le noir car il n’y a qu’un seul compteur électrique qui alimente les sept foyers de cette cité. Nous avons sollicité Sonelgaz pour des branchements normaux individuels depuis plus de 10 mois, mais bien que Sonelgaz nous ait signifié son accord pour la réalisation de l’étude en date du 27 octobre 2007, rien n’est entrepris concrètement jusqu’à ce jour. Quant au gaz de ville, la coopérative Belle Vue a effectué le versement de 192 253,53 DA au compte de Sonelgaz en date du 26 décembre 2007, somme qui englobe les frais de branchement relatifs au raccordement de nos habitations au réseau qui se trouve à environ 20 mètres et depuis rien n’a été fait. Nous nous alimentons avec des bouteilles de gaz butane alors que nous habitons au centre d’Akbou”. Pour nous enquérir davantage des suites que Sonelgaz réserve aux doléances de ces citoyens, nous nous sommes déplacés au siège de cette entreprise, malheureusement, ses responsables nous ont orienté vers la cellule de communication de leur direction qui se trouve à Béjaia. Sans doute, ces responsables ignorent-ils que les petits correspondants que nous sommes n’ont pas les moyens de faire d’aussi longs et onéreux déplacements, autrement ils auraient fait un effort pour nous éclairer. Sans doute !

B. Sadi (la dépêche de kabylie)

2 Réponses à “Akbou : La cité Belle Vue délaissée”

  • Lors de mon court séjour à Akbou en avril dernier,où j’ai rencontré des gens charmants,je n’ai point en parcourant grosso-modo la ville remarqué ce que raconte cet article. Le savoir maintenant, penser que des gens n’ont pas l’électricité et le gaz me peine vraiment. En outre le réseau internet dont on ne peut se passer aujourd’hui semble en panne, obligeant les gens de se débrouiller seuls. J’aurai tant aimé que la ville profitât du progrès auquel tout homme, tout peuple a droit.
    Sincères pensées et bon courage.

  • Amar

    Bonjour Ernest,

    Et pourtant c’est la vérité, mais il est vrai qu’on ne peut pas voir tous les détails lors d’une visite éclaire dans une ville aussi grande comme Akbou.

    Ma soeur habite non loin de l’hopital et tout son quartier n’a pas encore le gaz de ville, et quant à la fée « iliciti », 3 ou 4 maison se partagent le même compteur,

    C’est une réalité qu’on ne peut pas cacher, il suffit de lever les yeux pour voir les branchement de maison en maison.

Trackbacks

  •