Akbou / Idjedaren

Finalement il suffit de peu pour nous rendre joyeux ou triste ou les deux à la fois.

Ce matin comme tous les jours je m’informe sur les sites internet qui me rapprochent un peu de mon pays et je suis tombé sur un article qui parle du quartier « Idjedaren » dans lequel nous avons habité pour la première fois lors de notre arrivée à Akbou en 1970. En effet la majorité des habitants d’Akbou viennent des villages environnant et mon village natal se nomme toudar à 15 km près d’Imahfoudhen.

Comme la vie est curieuse, je viens de passer quatre semaines à Akbou, je suis passé à côté de ce quartier en voiture sans particulièrement y faire attention, mais il suffit de voir des mots couchés sur un papier et la perception des choses changent et voir près de 40 défiler en quelques minutes.

Et effectivement ce quartier n’a vraiment pas changé depuis 40 ans, toute la misère de l’Algérie est concentrée là, ces habitants ont fui déjà la « misère » de leurs villages dans l’espoir de trouver un travail et de permettre une scolarité presque normale à leurs enfants.

C’était notre cas lorsque nous sommes arrivés en 1970, j’avais à peine 9 ans et nous avons habités dans un deux pièces à 8 personnes, ma première école se trouvait à côté de la caserne des pompiers sur la route qui monte vers le col de Chelata. Nous y sommes restés un peu moins de deux ans, je n’ai pas de souvenirs particuliers sinon que les gens étaient tous pauvres, nous n’avions strictement rien dans « nos » maisons sinon les murs et quelques ustensiles de cuisines et des couvertures de fortunes pour les soirées hivernales qui peuvent être glaciales, on avait des invités permanents dans chaque maison ; en hivers c’était la boue et en été, les mouches et les moustiques et les odeurs qui montaient de l’oued Boulaguan,

Mais pour les enfants il y avait une certaine joie malgré tout, inconscients de la misère autour de nous, sauf lorsque nous rencontrions les enfants qui habitaient la vrai ville, le centre d’Akbou qui nous regardaient un peu de haut c’est le cas de le dire puisque le centre ville se trouve sur les hauteurs, « notre » quartier a longtemps été considéré comme étant infectés de voyous et autres délinquants. Où est la vérié ? un gamin de 10 ans habitant ce quartier devient le médecin ou professeur d’université à 40 ans, j’en connais qui sont sortis de ce quartier et qui ont parfaitement bien réussi leurs vies d’adultes.

Mais il est également vrai que toutes les équipes municipales qui se sont succédés à la tête de l’exécutif d’Akbou ne se sont jamais vraiment préoccupé de ce quartier pour améliorer un tant soit peu la vie de ces pauvres gens, même si des améliorations sont apparentes, elles ne sont le fruit que de la volonté des habitants.

Par ces quelques lignes, je voulais simplement avoir une pensé pour ce quartier et ses habitants et leur dire qu’il ne faut pas désespérer, il y a sûrement des potentialités énormes qui couvent dans ce bidonville à ciel ouvert et dire aussi à tous les autres akbouciens d’avoir un autre regard sur ces gens qui ne sont guère différents de vous et moi, ce n’est qu’une question de circonstance, nous sommes tous logés à le même enseigne.

26 Réponses à “Akbou / Idjedaren”

  • Ernest

    Salut Amar
    Bien que je sois en vacances pour une semaine dans le centre de la France, je n’en reste pas moins attentif à ce qui s’écrit ou se passe sur le web. Preuve que je vais voir de temps en temps ton site, je vais donner mes impressions sur ton dernier article.
    Ce dernier est une réflexion d’ordre philosophique et sentimentale sur le passé, le présent et l’avenir des Akbouciens en particulier et de l’homme en général. YTu analyses parfaitement bien le quotidien de ta famille et des autres à l’époque où tu avais 9 ans comme avaient mes élèves. La situation n’était pas différente : misère, dénuement, privation du nécessaire…sauf pour quelques familles plus aisées. Ouadhias-ville en bas regardait aussi de haut Ouadhias-tribus, les « ploucs » dont pourtant ils étaient issus.
    De ces villages sont sortis comme chez toi des gens très qualifiés et qui ont réussi. Imagine qu’on ait donné à ce quartier pauvre d’Akbou toutes les chances de réussir, au même titre que ceux de la Haute-ville ! Quel bénéfice, quel développement substantiel pour toute cette région l

    Il ne faut d’ailleurs jamais désespérer d’un gamin. Il peut être cancre à l’école et finalement très bien réussir par la suite. C’est l’expérience qui me l’a montré.
    Triste et joyeux à la fois ? oui mes élèves regrettent tous ce passé où la misère était le lot quotidien et aujourd’hui ils sont désespérés de voir que la situation pour eux pour leurs enfants s’enlise au fond d’un abîme dont ils ne voient plus l’issue tant le moral est à zéro.
    Kabylie qu’es-tu devenue, pensent-ils tous les jours?

  • Amar

    Bonjour Ernest,

    Merci de ton assiduité et de ton petit mot.

    J’ai vraiment adoré les “ploucs” dont pourtant ils étaient issus, c’est vraiment le fond de ma pensé, je n’ai pas su l’exprimer jusqu’au bout, mais c’est tout à fait ça finalement.

    Je ne sais plus qui a dit « Si tu ne sais d’où tu viens, tu ne saura jamais où aller…. »

    Bonne journée Ernest.

  • moi amar madaoui merci

  • Je voudrais dire simplement grandir dans les bidons villes ou dans un palace? Ne change rien a la gentillesse ou la sympathy des akbouciens sauf biensur beaucoup d’entre eux veulait partir parce qu’ils pensent que c’etait mieux en france.moi apres akbou et paris.J’ai quitter la paris 1986 depuis je suis installer en amerique que j’adore parce que dans la vie tous le monde veux etre roi jusqu’au jours ou dieu nous rappel? le charme d’akbou c’est les pauvre riche et boudjemaa qui vivait dans la rue j’ai etais gardien de butd’akbou ou j’ai defendu les couleure de la ville etles couleures notre equipe I’ll y’avait des pauvres et des riches dans notre equipe on avait un seul but tous gagner. Je salut tous les akbouciens qui sont des gens qui n’oublient jamais rien surtout quand ont leurs fait du bien.

  • Amar

    Bonjour Ali,

    Je pense qu’on se connait un peu, tu dois être le frère de Kamal avec qui j’ai été à l’école Mouloude Ferraoune et vous habitiez pas loin de la mosquée (l’ancienne) et effectivement je me souviens des matchs de foot avec toi comme gardien.

    A l’occasion passe le bonjour à ton frère s’il se souvient de moi

  • ouamrane djamel

    je veux juste vous saluer sur votre travail que vous faites pour honorer ma ville d’akbou je suis de taslent

    je travail a alcovel

  • Mouloud TAKKA

    Egalement à mon tour, je te remercie Amar pour l’article, moi aussi j’ai vécu à Akbou, j’ai pu mesurer tes mots, parcque j’ai côtoyé les gens du quartier de l’époque qui ont vécu le calvaire des jours et des années passées, amertumes et douloureuses pour certains.
    J’ai fréquenté pas mal de copains à l’école Mouloud Feraoun dans les années 70, j’ai grandi avec eux, maintenant je ne souhaite que tout le bonheur compensateur, pour eux et leur progéniture.
    Nous tous aussi avons chacun son chagrin de la vie, pour aller à l’école chaque matin, je me souviens, j’habitais à Azaghar, du côté de la zone industrielle, c’était marrant de se lever très tôt le matin et parcourir tout ce trajet parfois à pied, traversant parfois des oueds en plein hiver.
    Mais Dieu merci, notre souffrance n’est pas vaine, on a pu tous voler ailleurs et faire son petit nid, malheureusement loin d’Akbou.
    Mouloud

  • sonia

    Bonjour, Je m’adresse au président bouteflika et au premier ministre ,ce message est vraiment important ,Mrs le président je crois que le monde évolue mais maintenant chez nous en algerie on vis dans la régression ,lorsqu’on reçois une directive venant d’un cadre dirigeant P D G sonelgaz noureddinne bouterfa en interdisant aux canadien d’envoyer des expatries algérien en algerie c’est honteux et grave je crois que ce P D G sonelgaz n’est pas une lumière parmis ses cadres ingénieurs algérien qui se trouve au canada a montreal ,c’est malheureux quand ça viens de si bas ca touche guerre ,avant de juger les autres souviens toi du black out de la centrale el hamma en cache pas les erreurs du passe par un tamis Mr bouterfa nourredinne ,lorsqu’on installe une nouvelle centrale l’incident ne viens pas d’un régulateur de gaz au poste gaz, parceque les réserves de cette centrale et d’autre non jamais aboutit chez nous dans la fameuse entreprise sonelgaz . Corriger vos erreur avant tout d’abord, tant que les gens de l’est sont au commande de la sonelgaz c’est une société bananier e ou il y’a a boire et a manger trop de pots de vin avec novo pignons et le réseau transport sonelgaz avec les égyptiens. Il viendra le jour ou la lumière sera faite et tout le monde paye. Gloire aux martyrs qui n’ont rien vue.

  • razika

    bonjour ! juste pour dire que née à akbou et ayant connu ce quatier bidonville
    dans les annees 70 ! j’y etais par obligation et je me souviens que c’etait le seul endroit ou je trouvais un peu de chaleur pour une petite de 10 ans que j’etais…j’Habitais le quartier « izoumbayen »(????) qui etait en deça de la sous prefecture !!! et regulierment je fuguais retrouver mes copains de ce quartier… je ne parlais pas kabyle et eux un français deformé… ils m’appelait : taromith !!! et les vieux nous appelaint « eralthayen » les rats !! a nous voir courir a tavers les dedales du quartier
    merci pour ce retour dans mon enfance amar !! je l’avais occulté

  • razika

    PS / J’AI OUBLIE !!!!!!!!!!! UNE TRES BONNE ANNEE 2010 A TOUS !!!!!!!!

  • Amar

    Bonjour,

    Ah mais nous avons un autre point commun alors, j’ai habité aussi jusqu’en 1976 le quartier « Izoumbayen » (la cité des pins), et d’ailleurs j’ai toujours ma maison la bas, si tu me disais à quel endroit se trouvait ta maison je trouverai peut être le nom (le vrai)

    A bientôt.

  • AITOUALI ABDELGHANI

    BONJOUR, je suis l’un des aitouali c’est juste pour passé un petit coucou et salutatios a tous et heureux d’etre akboucien !

  • razika

    ca alors ! la maison se trouvait juste au tournant ! le proprietaire s’appelait ouartelli (je crois)la maison donnait sur la rue terreuse et le chemin en contrebas avait une denivellation incroyable!!!!!! et je rendais souvent aune dame qui etait francaise et qui etait au dela de ce chemin et sur la gauche la faille haroun!!!!!!! c incroyable comme les souvenirs ressurgissent !!! ouf je ne suis pas encore alzheimer!!!!!!

    merci amar

  • Amar

    Bonjour,

    Et le fils de la « française » doit surement s’appeler Fahim non, ma maison est juste tout en bas de la descente, à moins qu’on ne parle pas de la même dame ni du même quartier.

  • razika

    salut ! et bien là les souvenirs s’enlisent!! aucun souvenir de ce fahim….
    peut etre te souviens tu de mon cousin hafid hamadache qui tenait un magasin !! une espece de quincaillerie dans une rue assez commerçante ? a bientot!!!!!!!!!!!!!

  • Amar

    Je crois bien me souvenir de lui effectivement, il est originaire de Mahfouda non ?

  • razika

    ma famille est de tamokra ! et je ne sais pas où se trouve mahfouda ) pas grave merci pour ton site

  • razika

    message a abdelghani : as tu de la famille dans le nord de la france car j’y ai vecu pas mal de temps et j’ai connu des ait ouali qui etaient d’akbou?

  • Amar

    C’est pas très loin, j’ai une soeur qui vit juste au dessus, Tassira.

  • younsi hayat

    je voudrais saluer tous ceux qui sont ici et qui sont fiers d’êtres akbouciens .Je suis originaire d’Ouzellaguen mais je suis née à akbou .j’ia fait le collège de Mouloud Féraoun ,le lycée débbih avec les profs qui m’ont marquée : Mr et Mme Canette ,Mr Crowley,mr Dorai etc…Je demande à tous les camarades qui se souviennent de moi de me faire un coucou .J’en cite quelques uns(es):graba hanna ,maraoui khoukha, hammam zakia ,maraiched mireille,mouloud houcine .Mes amitiés.

  • Larbi Benbelaid

    Bonjour!
    Akboucien, je voudrais juste dire que Idjdharen est un des quartiers symbôles d’akbou. je passais par Idjdharen pour aller à l’école dans les années 60.
    Idjdharen c’est le peuple, le peuple qui a tant donné pour que l’Algérie vive libre.
    Et qu’a-t-on donné à idhdharen 50 ans arèes6
    ijdharen a donné à l’algérie des martyrs, des scientifiques, des sportifs, …..
    Un grand bonjour à toute la population d’akbou et en particulier aux gens d’Idjdfharen. J’ai malheuruesement quitté Akvou en 1966 mais je l’ai toujours dans mon coeur.
    Bonjour aux familles benhamou, Maraoui, Galou, Lamari, Ouacif, Maibeche, Bessadi, Meraichaide, Graba, Boukezar, Benmouffok, Benadjaoud, Bouyoucef, Fezoua, Yahiaoui, Aouchar, Igui, et bien d’autres..
    Amitiés,
    Larbi Benbelaid

  • Nadir.

    a tous ceux qui portent akbou dans leurs coeurs, je dis bonjour.si Akbou nous est conté………………….quel changement, quelle nostalgie, Ijdharen, fut l’un des meilleurs quartiers, pour l’y avoir habité occasionnellement, car ma tante y habitait.a Larbi benbelaid, je dirai qu’il a oublié Kennouche Madjid, qui fait la prière maintenent, et qui est symbole d’Akbou, Te rappelle tu Boudjemaa el Kaa?
    A la Dame d’Ouzellaguen, et que je reconnais, je lui dirai respectueusement qu’elle a oublié une de ses meilleures amies; mais qu’elle a retrouvée, je lui souhaite aussi bonne chance pour son projet, car elle mérite d’être heureuse.

  • AIT BELKACEM

    Bonjour a tous,

    bien que le quartier IDJDAREN est comme ç était décris ainsi , je porte à la connaissance de tout le monde que également les villages d’akbou ont soufferts de la misère.

    Au moins IDJDAREN se trouve a Akbou même, que dire des petits gamins qui venait des montagnes pour l’ecole!

    Les gens d’IDJDARN sont originaire d’où?

  • massy

    ali d’idjdaren
    je dirai à benbelaid larbi qu’il a oublié la zatout d’idjdaren….et dont un des leur est professeur des universités!!!!

  • fifi

    connaissez vous la famille nait slimane?

  • LOUIZA

    Bonjour, moi aussi je suis de ce quartier je suis journaliste mon frere est dentiste lusieures on eu leurs bac cette annee dans ce quartier qu ils disent que c est un quartier de voyous?!

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