Illizi…Archaïsmes, fantasmes et géopolitique (Mohamed Bessa)
Les gestes déplacés ? Il ne faut surtout pas se laisser prendre aux charmes des sirènes bleues au risque de provoquer d’épouvantables représailles car ici aussi la civilisation est d’abord bâtie sur l’hymen.
Il faut, respecter les bons usages locaux, ne pas trop enquiquiner les Touaregs en somme. « Que voulez-vous, ce sont les politiciens qui veulent ça, qu’on m’ordonne la trique et vous allez voir », se venge symboliquement notre bon flic.
La politique de « wiam » a véritablement été renforcée après les émeutes du travail et les pogroms anti-nordistes qui avaient subitement embrasé le Sahara pétrolier. Elle s’est surtout accélérée avec le brutal réveil du 28 novembre 2007, ce jeudi-là. Au petit matin, une vingtaine d’assaillants venus en puissants Toyota-Station ouvrent un feu nourri sur un appareil de l’armée stationné sur l’aérodrome de Djanet avant de battre en retraite sous la riposte des soldats de faction.
Des RPG 7, des Diuochka, des Hawn. Toute sorte d’armes que les mouvements de contrebande et la guérilla Azawed rend facilement disponibles. Ils se font appeler le MLS : mouvement de libération du Sud. L’armée parvient à les localiser grâce à un coup de fil de revendication donné à l’étranger (l’étranger bien sûr dans ces aires de tous les coups tordus).
« Des enfants de la région fatigués du mépris des autorités avec lesquels ils avaient engagé, pendant deux années, une sollicitation épistolaire infructueuse, raconte-t-on.
Une frustration née d’élémentaires constats scolastiques : le Sud est riche mais ce sont ceux du Nord qui en bénéficient, les sociétés pétrolières préfèrent les gens du Nord aux autochtones, etc. Les revenus du pétrole servent uniquement le développement de certaines régions en fonction de leur représentativité dans les ministères et centres de décision en plus du développement des capitaux de certaines personnes qui profitent de la situation.
Pour nous, simples citoyens, que le baril atteigne 1 DA ou 150 dollars, cela ne change rien.
Nous demandons notre part des richesses qui sont extraites de ce sol, nous voulons des places à l’Ecole nationale d’administration, à l’école d’aviation et à tous les postes de responsabilité comme nos autres concitoyens algériens », écrivent des notables à Bouteflika au lendemain du coup de grisou de l’aéroport de Djanet. Le pouvoir, c’est connu, n’entend que ceux qui font le plus de bruit.
Salut,
Je vous félicite pour l’article que je viens de lire. C’est votre nom qui a attiré mon attention, je m’appelle également Mohamed Bessa, mes parents sont de Béni Ksila. Mai j’ai des cousins qui sont dans les environs de Sidi Aich, Thaourirth Amrouche (Hamam Sillal). Est-ce que vous êtes de cette Famille, mais leur nom s’écrie Bessâa. Merci de vous lire.