Illizi…Archaïsmes, fantasmes et géopolitique (Mohamed Bessa)
Le Directeur du logement et des équipements publics (DLEP) de la wilaya d’Illizi parle de manque d’entreprises réalisatrices et des surcoûts multiples qu’occasionne le transport des matériaux vers le Grand-Sud, en somme de conditions objectives des plus contraignantes.
« Je ne cherche pas à savoir si les gens se sucrent, c’est là d’ailleurs l’une des rares caractéristiques que notre administration partage avec celles des autres régions du pays, mais qu’on réalise au moins un minimum de choses avec tout cet argent ! ». Celui qui parle ainsi est membre de l’influente famille Ghima, les « Amenokals » d’ici.
Il ne comprend pas comment la route qui relie Illizi à Djanet, autant dire Alger à Sidi-Fredj, n’est toujours pas bitumée.
Bon seigneur, il concède que ses « compatriotes », pour réclamer sans cesse de l’emploi, dédaignent souvent les offres, abandonnent précocement ou n’ont pas les compétences requises pour d’autres postes. Il se retient de dire que certains autres préfèrent plutôt jouer les timoniers des mouvements de contrebande que de se morfondre dans des emplois réguliers. L’Etat semble entreprendre ici une véritable politique de « discrimination positive ». Des Touaregs qui n’ont pas été à rude école sont parfois promus à des postes de technicité voire d’une certaine sensibilité, ceux qui se proclament chômeurs bénéficient de subsides, presque un système de RMI. « Moi, je suis payé pour occuper ce territoire », lance, un tantinet cynique, un jeune Targui. Tout le monde est d’ailleurs nettement conscient de la politique de charme de l’Etat. Et on en arrive à abuser comme dans une surenchère amoureuse d’adolescents. Un policier interpelle un dealer ? Emeute face au commissariat et passage à tabac du policier » fautif « . Un notable se plaint d’être mal accueilli à l’hosto ? C’est les plus hauts responsables sanitaires qui trinquent. Bouteflika lui-même intervient et ordonne toute sorte de courbettes humiliantes pour calmer les Touaregs. « Ici c’est comme chez vous les Kabyles, tout geste déplacé peut donner lieu à de terribles démonstrations grégaires ! », soupire un policier algérois. Karim, qui est dans l’entrepreneuriat, est dans une vue plus exhaustive : « Ici, tout ce que tu donnes te retournes décuplé. Le bien comme le mal ».
Salut,
Je vous félicite pour l’article que je viens de lire. C’est votre nom qui a attiré mon attention, je m’appelle également Mohamed Bessa, mes parents sont de Béni Ksila. Mai j’ai des cousins qui sont dans les environs de Sidi Aich, Thaourirth Amrouche (Hamam Sillal). Est-ce que vous êtes de cette Famille, mais leur nom s’écrie Bessâa. Merci de vous lire.