Ighram : Le fossé bétonné à l’abandon

Les pluies automnales qui succèdent aux longues périodes de sécheresse estivale dans les zones semi-arides charrient des quantités cosidérables de terre, de pierres et autres détritus qui envahissent les routes et quand les eaux provenant des débordements des châteaux d’eau ou des réseaux AEP abîmés par l’acidité des sols s’en mêlent, l’état des routes ne peut que se détériorer et les localités qu’elles desservent se trouvent de ce fait embarrassées.

Construire des caniveaux en béton est une “invention” de nature à faciliter l’écoulement de ces eaux d’autant plus que l’entretien de ces ouvrages est facile. Aussi les APC et les services étatiques chargés des équipements ont adopté ces dernières années cette solution qui coûte des sommes faramineuses. Le jeu en vaut la chandelle ! Seulement quand ces ouvrages utiles sont livrés aux aléas du climat et ne font l’objet d’aucun suivi, ils se détériorent et tout le temps et l’argent consacrés à leur réalisation sont une pure perte. Tel est le cas du fossé bétonné réalisé au village Laâzid Oulahdhir dans la commune d’Ighram. Ce fossé long de quelque 50 mètres a été réalisé en 2006 suite aux incessantes réclamations des habitants qui craignaient les premières pluies de l’année, lesquelles rendant impraticable la route desservant leur village. Ce fossé est aujourd’hui érodé par endroits et en d’autres entièrement rempli de terres et de divers détritus. Cet état de fait, qui nécessite quelques heures de travail pour son entretien et son nettoyage, ne semble faire réagir ni l’APC qui a dépensé pourtant de l’argent pour sa réalisation, ni la STP qui supervise les travaux, ni encore moins les habitants qui l’ont tant réclamé. Dans deux ou trois années, des “services techniques spécialisés” déclareront ce fossé vétuste et délabré et une ou deux entreprises seront chargées d’extraire de sous terre ce qui reste de son béton pour le jeter dans oued Soummam et une enveloppe budgétaire sera dégagée pour en construire un autre ou des autres. L’histoire peut-elle être autre chose qu’un perpétuel recommencement?

Le cas de ce fossé n’est pas unique dans cette commune ou même les autres. Le CW 07 qui relie les communes d’Akbou et de Tazmalt via Ighram, équipé à différents endroits de fossés bétonnés, en est l’illustration on ne peut plus claire.

B. Sadi (La Dépêche de Kabylie)

Allaghan : Pollution outrancière

Une décharge publique, à l’origine “contrôlée”, a rapidement pris les allures d’un dépotoir sauvage géant. Si bien qu’elle a largement débordé du périmètre sur une vaste étendue du lit majeur de l’Oued Sahel. La décharge est située à quelques encablures de la localité d’Aftis et à un jet de pierre du village Allaghan. Pour ne rien arranger, une sablière jouxtant la décharge rajoute une sacrée dose de poussière à un environnement déjà passablement souillé. Des citoyens poussent l’indélicatesse jusqu’à déposer leurs détritus sur les accotements mêmes de la route, qui s’en trouve jonchée d’immondices sur des dizaines de mètres, Le tri sélectif des déchets étant, sous nos latitudes, une notion abstraite, il n’est pas malaisé d’imaginer le spectacle lugubre qu’offre à la vue ces monticules d’ordures aux couleurs chamarrées, s’étendant à perte de vue. Mais, pire que tout cela, c’est l’action perverse de la combustion génératrice de fumée et de gaz toxiques, car, au final, ce procédé d’élimination des déchets par incinération génère plus de problèmes qu’il n’en résout.

Les volutes de fumées ballottées par les vents enveloppent l’atmosphère environnante et viennent incommoder les habitations d’Aftis et d’Allaghan toutes proches. Les riverains prennent de plein fouet cette fumée polluante pour la vue, mais surtout chargée de gaz volatiles et toxiques. Des gaz issus de la combustion des hydrocarbures composant les matières plastiques, omniprésentes sur le site de la décharge.

N. Maouche (La Dépêche de Kabylie)

J’ai la rage

Dans la plupart des pays cette maladie a été éradiquée mais chez nous elle revient au galop, en effet deux enfants sont décidés en 2007 dans la région d’Akbou par des morsures d’animaux atteints de la rage.

Le premier, un enfant de 4 ans et demi habite le village de Chellata sur les hauteurs d’Akbou « … a probablement été mordu par un rongeur… » estime le Dr Azzi du SEMEP (service d’épidémiologie et de médecin préventive), le second enfant lui est originaire de Beni-Maouche a été mordu par un chien.

Les deux enfants n’ont pas survécu aux morsures fautes de soins adaptés en temps réel et il semble que ces cas ne sont pas isolés en kabylie particulièrement abandonnée par les pouvoirs publics, il faut savoir que les services de l’hôpital d’Akbou sont submergé par une population toujours grandissante, et ce même établissement à ma connaissance est toujours le même depuis l’indépendance du pays et ce pour une ville qui compte près de 80 000 habitants sans compter toutes les communes voisines qui viennent également dans ce même hôpital, il faut se rendre au service des urgences pour constater que c’est un va et vient permanent, les salles d’attentes sont pleines à craquer, cela déborde même dans les couloirs et et sur les trottoirs.

Oh il y a bien quelques cliniques privées, j’ai vu de mes yeux ma mère se faire opérer en 2005 par un médecin qui travail à l’hôpital mais qui « n’a pas le matériel, ni le temps pour les interventions » MAIS dans son cabinet privé il trouve toujours le temps de faire de la médecine de guerre (contre des dinars bien sûr), j’ai perdu connaissance en voyant le dos de ma mère lacéré par un couteau de … boucher

Où est le serments d’Hippocrate ? Où sont les PétroDollars ? J’ai la rage je vous le dis et je ne suis pas le seul dans ce cas.

Jeux de Pekin

La kabylie est fière d’avoir une représentante en la personne de Soraya Haddad qui vien d’obtenir la médaille de bronze en judo dans la catégorie des 52 kg, ce sont toutes les femmes kabyles qui sont honorées à travers cette médaille et nous la félicitons pour cela.

Ceci prouve en tous cas que le travail et la volonté finissent par donner des résultats dans tous les domaines et nous n’avons rien à envier à personne, si seulement les pouvoirs publics et nos politiques mettaient plus de moyens à disposition de notre jeunesse que ce soit au niveau sportifs ou culturels, nous sommes sûr de bien figurer au niveau international à chaque fois que l’occasion de présente.

Mais malheureusement, lesréserves de PétroDollars ne sont pas prévus pour ça, ils doivent sans doute dormir dans des banques occidentales pour le développement d’autres pays et tant pis pour notre jeunesse qui passe chaque jour à rêver à des jours meilleurs.